Le Bien-Être, une expérience indispensable à restaurer

Publié le par Relaxation antistress

Le plaisir est une Fonction sociale, un important régulateur des rapports interpersonnels aussi bien pour la santé de fond des enfants que des adultes.

L'association Apprendre à être moins stressé a pour objectif de transmettre, à travers ses cours, des techniques très complètes et profondes pour retrouver le Bien-Être.

Le Bien-Être est un état très complet qui peut être rejoint par un travail qui mobilise les différents aspects qui constituent l'être humain : cognitif, émotionnel, postural et physiologique.

LE BIEN-ÊTRE, UN DEFI A RELEVER

Bien-être : Harmonie, Intégrité

Aujourd’hui on parle beaucoup de Bien-être et on le recherche dans une grande quantité de méthodes et de techniques, en substitut, parfois avec des instruments vides et inanimés, ou bien dans une quantité d’activités pressées et superficielles. Le Bien-Être ne peut commencer cependant, que par les propres sensations profondes. Le Bien Être, l’enfant le rejoint avec la satiété, avec le contact, avec la satisfaction des besoins et c'est pareil pour l'adulte.

Il ne peut pas y avoir du Bien-Être si le corps n’expérimente pas son unité, s’il n’y a pas la complétude, s’il ne maintient pas l’Harmonie et l’équilibre entre les différents aspects de Soi.

Il ne peut y avoir du Bien-Être seulement par les pensées : ainsi avec les pensées on peut penser à tout et on peut arriver à imaginer les évènements les plus négatifs, les pires possibilités et les plus alarmantes ou les plus fantastiques.

Seulement la plénitude des sensations psycho-corporelles (rien n’est simplement physique ou seulement psychique) peut constituer la base pour le Bien Être et éloigner des vieilles et des nouvelles fantaisies angoissantes.

Dans le Bien-Être plein et réel notre organisme rejoint un état de fonctionnement particulier, un « état de grâce » de grande intensité et de grand effet, auquel contribuent tous les principaux systèmes vitaux. La respiration est calme et profonde, spontanément diaphragmatique (2). Le système neurovégétatif tend décidément vers la vagotonie (le système du calme et du relâchement) : les mains sont sèches, la couleur de la peau est vitale, les battements du cœur sont lents et tranquilles, les muqueuses et les yeux sont humides. Le tonus musculaire est relâché et doux, la personne est pleinement abandonnée ; les paupières sont fermées sans efforts et la bouche est entrouverte et non pas fermée. Le corps n’a pas besoin de faire des mouvements excessifs, mais des mouvements lents et calmes lorsqu’il en a besoin. Les sensations internes sont intenses et extrêmement agréables : pesanteur, des petits fluides qui descendent vers le bas, de la chaleur au milieu du corps et de la fraîcheur dans les parties hautes, les mains gonflées et pleines, des couleurs douces devant les yeux. Les pensées sont fluctuantes et agréables. Dans le corps circulent tous les neurotransmetteurs et les médiateurs biochimiques du Bien Être : des endorphines, l’encéphaline, la protéine P, les éléments du circuit Gaba.

Bien-Être, donc, n’est pas « absence » de sensations corporelles mais au contraire ! Le corps est présent et tous ses mécanismes les plus profonds et les plus importants convergent de manière déterminante vers un état de Bien-Être. Voilà pourquoi il y a besoin d’agir de manière synergique sur les différents aspects de Soi si l’on veut rejoindre de manière réelle cet état, cette Expérience de Base.

Il n’est pas donc possible de fonder le Bien-Être seulement sur la capacité d’imaginer (selon la pratique classique du Training Autogène) ; ou seulement sur le mécanisme du biofeedback ; non plus sur la propre volonté ou sur les propres stratégies cognitives ; ou seulement sur le mouvement lent (antigymnastique, Feldenkrais), ou sur la décharge d’énergie (Bioénergie).

Il y a besoin d’agir directement aussi sur les 4 fonctions qui constituent un être humain : cognitif, émotionnelle, postural et physiologique.

Donc, il est nécessaire de travailler aussi sur la respiration, sur la tension musculaire, sur le système neurovégétatif et ainsi de suite. Et il y a besoin de le faire dans la direction précise, de manière que l’on puisse arriver exactement à cet état profond et particulier : un état capable de régénérer complètement l’énergie complète de la personne, de faire récupérer ce qui est perdu, de faire retrouver les équilibres vitaux.


Quand il y a manque d'énergie et que les équilibres vitaux sont perdus, les altérations arrivent.

Si toutes ces Fonctions ont perdu de la mobilité, si l’enfant a été contraint à être toujours tendu, toujours en activité, toujours en alerte, alors il ne réussit plus à rejoindre l’état de Bien-Être de manière pleine. Et en grandissant, il continue à répéter le même fonctionnement. Arrivée à l'âge adulte, le Bien-Être est perdu et les personnes ne savent plus comment rejoindre cet état.

Les personnes perçoivent clairement le manque de quelque chose et tentent de le combler comme elles peuvent : avec la recherche obsessive du sexe, avec le jeu de hasard, avec la cigarette, avec la compulsion pour le travail ; ou bien elles cherchent à relâcher l’étau de l’angoisse et de retrouver le paradis perdu du Bien-Être avec la boisson, avec les drogues légères, avec les drogues dures.

Le Bien-Être est un passage obligé non seulement dans les thérapies mais aussi et surtout dans les projets qui veulent affronter de manière sérieuse et profonde le sujet de la prévention

(2). L’inspiration est lente, le diaphragme n’est pas contracté et il se repend vers le bas. Le ventre alors se soulève, non pas par l’effet des mouvements musculaires, mais seulement par le mouvement du diaphragme. La pause après l’inspire est presque nulle ; Immédiatement après intervient l’expire beaucoup plus rapide que l’inspire, provoqué simplement par le lâcher de tous les muscles. La pause après l’expire (pas longue) sert à intensifier l’effet vagotonique, de relâchement, que l’expire produit. L’expire n’est pas retenu, ni forcé à travers l’activité musculaire.

Bien-Être : Plaisir, Vagotonie, Mobiliser vers le bas

Beaucoup d’expériences et des techniques utilisées dans la psychothérapie Fonctionnelle considèrent la possibilité de re-équilibrer l’organisme aussi dans les altérations concernant le juste rapport entre la partie haute et la partie basse de notre corps.

Nous pouvons voir quand une petite fille a la fièvre qu'elle brûle sur le front et qu’elle est plus froide sur les jambes : la température varie de près de 38° mesurée dans la bouche à 37.5° sous l’aisselle, jusqu’à aller dans une variation où les valeurs tournent en dessous des 37° lorsqu’elle est prélevée dans les hanches. Ces déséquilibres de température montrent des déséquilibres du fonctionnement plus généraux, au-delà de chaque interprétation « symbolique » qui considère le haut du corps comme des pensées nobles et le bas comme des instincts, ils révèlent une « surcharge » des toutes les Fonctions en relation avec la partie haute de notre organisme. On peut retrouver en thérapie des personnes qui viennent avec des tics très évidents et dérangeants sur le visage et des mouvements de la tête. Elles peuvent présenter aussi une autre différence entre la partie haute et la partie basse de leur corps : des altérations des tissus, de la peau et même de la tension musculaire seulement dans les parties hautes. La charge vers le haut coupe du Bien-Être.

La société actuelle pousse très vite l’enfant et l'adulte vers une diminution excessive de leur Mobilité, en privilégiant en particulier les formes d’expression verbales par rapport aux non verbales, le cognitif par rapport au moteur, la tête par rapport au cœur. Une tendance générale à la scission tête-corps et à la suprématie de la pensée par rapport aux sensations est conséquence des civilisations comme la civilisation actuelle, basée sur une forme de « contrôle », de vigilance, de tensions.

D’où l’importance d’un travail constant en thérapie pour « ramener Vers le bas », pour re-équilibrer le plus possible les conditions générales du Soi et pour récupérer Bien-Être et sensations de Plaisir.

La récupération de la Vagotonie représente un objectif constant dans la thérapie Fonctionnelle, à partir du moment où elle est le système de base du calme et du relâchement ; le contraire à la sympathicotonie : Système d’alerte, de l’attention, pour affronter des obstacles et des dangers.

Le plaisir ne devrait pas être considéré comme une condition exceptionnelle à laquelle accéder avec des moyens spéciaux et artificiels, mais bien comme une condition du fonctionnement humain, seulement de temps en temps interrompue par les situations extérieures qui requièrent une action plus concentrée et avec de l’énergie, et un arrêt des sensations, mais de manière temporaire.

Le plaisir n’est pas un inconvénient, et, bien que mal, il devrait être opposé au devoir. Les personnes qui ont été chargées de manière excessive de devoirs et de tâches, et qui ne les alternent pas suffisamment avec des moments de plaisir, finissent par s’écrouler et tomber malades, d’une manière ou d’une autre.

Le plaisir est une Fonction sociale, un important régulateur des rapports interpersonnels aussi bien pour la santé de fond des enfants que des adultes.

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